L’industrie du luminaire ne se fait pas “ubériser” mais “kodakiser” !

L’industrie du luminaire ne se fait pas “ubériser” mais “kodakiser” !

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Dans le magazine Lux « Le magazine de l’éclairage » envisage le futur du secteur du luminaire

 

« L’industrie et la distribution des luminaires n’ont pas pris le virage du numérique » constate Bruno Charnay en estimant que, d’ici 5 ans, le numérique révolutionnera les habitudes du secteur. Le président de Généralux y voit des opportunités, pour développer des services inédits, en utilisant les outils du big data et de l’intelligence artificielle. Il compte bien être un acteur de cette transformation du secteur.

Industrie du luminairePenser autrement l’architecture des datas pour cultiver de nouveaux services.

 

LUX : Pourquoi pensez-vous que l’industrie des luminaires va être transformée par le numérique ?

Bruno Charnay : Ce n’est pas la technique en elle-même qui va provoquer cette transformation, mais ce qu’elle rend possible : l’abolition des distances, l’automatisation des transactions, la transparence de l’information et donc des comparaisons, les modes de commercialisation et de nombreux autres facteurs.

LUX : Pouvez-vous nous citer un exemple d’impact ?

B.C. : Le parcours client représente un exemple central. Il va être simplifié, raccourci, automatisé… Il ne faut pas oublier que de nombreux secteurs “ubérisés” l’ont été par une simple évolution du parcours client. Un VTC comme un taxi vous achemine d’un point A à un point B. Un site de réservation en ligne réserve un séjour ou un moyen de transport comme le fait une agence traditionnelle. Dans les deux cas la différence réside dans le parcours client. Certes, il s’agit d’exemples B to C. Mais l’univers du B to B est également engagé dans les mêmes transformations.

LUX : Concrètement, quelle illustration donner pour l’industrie du luminaire ?

B.C. : La rédaction d’un CCTP ou la réponse à un CCTP exigent un travail de recherche important pour optimiser la qualité, les délais, les coûts… tout en respectant les spécifications techniques et les choix esthétiques. Les solutions numériques de Généralux vont considérablement réduire ce temps tout en fournissant des résultats très supérieurs.

LUX : Vous préférez parler de “kodakisation” et non pas d’”uberisation”. Quelle différence faites-vous ?

B.C. : Un secteur est dit “ubérisé” lorsqu’il n’a pas vu venir une évolution. Dans le cas de la “kodakisation” (1) l’évolution est connue mais les acteurs pensent avoir le temps. De nombreux acteurs de la profession, et notamment les plus gros, pensent qu’ils vont pouvoir rattraper le temps grâce à leur puissance financière; c’est le plus souvent faux. Les moyens ne permettent pas toujours de compresser le temps. Il faut 3 minutes pour faire un œuf à la coque avec une casserole; vous ne le faites pas en 90 secondes avec deux casseroles.

LUX : Quelle politique applique Généralux en matière de transformation numérique ?

B.C. : Nous avons engagé une transformation radicale en repensant l’ensemble des processus en situant le client au centre de nos relations. Notre stratégie est fondée sur la donnée, sa structuration et son utilisation pour concevoir des parcours clients simplifiant le travail des électriciens et des concepteurs.

LUX : Une entreprise comme Généralux dispose-t-elle des moyens d’une telle transformation ?

B.C. : Dans les périodes de changement, l’agilité est plus importante que la force. Cela ne signifie pas que nous n’avons pas besoin de moyens. Heureusement la BPI et des banques privées nous accompagnent ce qui nous a permis d’investir depuis deux ans plus que notre chiffre d’affaire dans la transformation numérique.

LUX : Quels sont à présent vos projets ?

B.C. : Nos solutions numérique se mettent en place depuis juin 2018 et montent en puissance. Le moment est proche où nous allons nouer des alliances avec des acteurs plus puissants pour apporter notre agilité et bénéficier de leur force.

Propos recueillis par Jacques Darmon. Cet article est extrait du magazine Lux n°298 Septembre-Octobre 2018.

(1) Cette appellation est construite à partir de l’exemple de l’américain Kodak, le réel inventeur de la photographie numérique, mais qui s’est fait dépasser en retardant trop sa mutation

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